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Mariage homo : l’égalité jusqu’où ?

Inceste, pédophilie, mariage gay

Kant propose un outil simple pour détecter les fraudes morales : l’universalisation. « Agis comme si la maxime de ton action pouvait servir de base à une législation universelle ». Si le résultat est absurde alors le principe examiné doit être rejeté. Quelles lumières cela jette-t-il sur le bouleversement du mariage entrepris par le gouvernement ?
Cette réforme est promue au nom de deux notions présentées comme liées : l’Amour et l’égalité. Au nom de l’égalité toute personne qui en aime une autre doit pouvoir l’épouser et ce couple adopter des enfants ou avoir accès à la procréation médicalement assistée si la conception est naturellement impossible.
Si l’on déroule ces principes ils légitiment la polygamie. Celle-ci, autorisée dans de nombreux pays, permet également à des gens qui s’aiment de s’unir, même quand ils sont déjà liés par d’autres unions. Sans que des motifs logiques en soient avancés, ces mariages sont pourtant proscrits par le projet. Mais tôt ou tard ceux qui le pratiquent officieusement en demanderont la reconnaissance officielle. Au nom de l’égalité et de la lutte contre les discriminations. Déjà de belles âmes vantent dans les médias ce qu’ils nomment les « polyamours ».
Légitimé aussi, déjà poussé dans certains pays « avancés socialement », l’union d’adultes et de mineurs. Là aussi cette pratique est autorisée dans certains pays. Ayant renoncé à ses propres fondements, au nom de quoi la France discriminerait-elle alors ces unions, introduisant de facto une inégalité aggravée d’un traitement différencié des religions ?
Légitimé également l’inceste. Si un père aime ses filles, qui l’aiment en retour, quel coeur endurci pourrait leur refuser ce bonheur simple auquel tous ont droit ? Ou encore un fils et ses deux mères ? Ou un frère, une soeur et leurs tantes ?
Légitimées également au nom de l’égalité, les mères porteuses tarifées, puisque les couples d’hommes ne peuvent recourir à la PMA. Il faudra alors revoir toutes nos valeurs bioéthiques et humaines.
Nous pourrions multiplier encore les conséquences absurdes et funestes de ce projet. Mais vient un moment où même le chanteur de variété le mieux intentionné doit convenir que quand on n’a de son côté ni la philosophie, ni la morale, ni l’éthique, ni la logique, ni même le simple bon sens alors il est temps de s’interroger sur les principes qui ont fondé notre société et sur ceux que l’on souhaite transmettre à nos descendants. S’il en reste.