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Archive for the ‘Politiquement correct’ Category

De la liberté d’expression dans une société hétérogène

Les homcharlie-hebdo-la-quenelle-de-dieudonnemes se donnent des lois afin de vivre pacifiquement en société. Une dictature supprimera la violence individuelle mais lui substituera la violence d’État. Une société libertaire abolira la violence d’État au prix de la violence individuelle. Entre le goulag et l’anarchie, les démocraties tentent de trouver le meilleur compromis.
L’État n’est pas seul à réguler la violence. Le comportement correct à adopter en société est transmis par les parents. L’école éveille l’intelligence et la sensibilité des futurs citoyens afin de susciter empathie, compréhension et tolérance pour son prochain. La religion enseigne des normes de conduite encourageant la cohabitation harmonieuse des individus.
Récemment, la machine s’est grippée. Renoncement de parents et de l’école, baisse de la pratique religieuse d’un côté, concurrence de nouveaux modes de vie, de nouvelles religions, perte d’homogénéité de nos sociétés de l’autre côté, expliquent en grande partie cela. Cohabitent maintenant des citoyens ayant perdu les valeurs et la culture de leurs ancêtres, et des gens dont les valeurs, très fortes, diffèrent de celles de leur pays d’adoption. Le résultat en est la renaissance de la violence.
L’État a réagi en adoptant des lois limitant toujours plus la liberté d’expression. Plus une société est hétérogène, plus des sensibilités divergentes se font jour, et plus il faut les protéger pour préserver la paix sociale. Le multiculturalisme d’une société produit la fin d’un nombre toujours croissant de ses libertés.
Le résultat en est une politique incohérente. Dimanche dernier, les champions de la tolérance et du respect marchaient pour un journal dont ce ne sont pas précisément les vertus cardinales. Comment réconcilier liberté d’expression et respect ?
Les individus vivent en société car ils y trouvent avantage. Une société doit donc adopter des règles favorisant le bien de l’individu. Celui-ci, en retour, doit être bien disposé à l’égard de la société s’il veut la garder bien intentionnée à son égard. En un mot : l’individu et la société doivent être bienveillants.
L’opposition occasionnelle entre la liberté d’expression et le respect se résout par l’application du principe de bienveillance : la liberté d’expression est tempérée par la finalité de son exercice. Si cette finalité est de nuire à un individu, à un groupe d’individus, ou même à la société bienveillante elle-même, alors elle est mauvaise.
Cela paraît simple, mais ça ne l’est pas. Qui décide de ce qui est bien ? La malveillance imputée par certains à Charlie Hebdo pourrait être vue par celui-ci comme la recherche d’un bien supérieur : pour un athée la disparition des religions est un objectif bon, de même que la critique de la société par un anarchiste. La société elle-même ne peut jamais être sûre d’être bonne si la critique en est interdite. Une société recherchant réellement le bien doit donc tolérer des opinions qu’elle réprouve.
Tolérer ou non les paroles de Charlie Hebdo ou Dieudonné demande donc de s’interroger sur leurs motivations. Recherchent-ils sincèrement le bien selon leurs propres critères ? Si la réponse est positive, alors nous ne devrions pas en interdire l’expression, même si notre notion du bien est opposée à la leur. Qu’une opinion sincèrement orientée vers la recherche du bien provoque des troubles à l’ordre public devrait entraîner la répression de ces troubles, et non celle de la parole.
Si, en revanche, leur parole a pour intention l’insulte gratuite, le plaisir ou le gain qu’ils retirent à choquer, la volonté de nuire à autrui, alors la société a l’obligation de restreindre cette parole.

 

Ils ne font même plus semblant!

ImageSommes-nous encore en démocratie ? Raymond Aron distingue cinq critères pour reconnaître un régime autoritaire.

Le premier est le monopole de l’activité politique par un parti. Nous en sommes très proche, le Parti Socialiste détenant aujourd’hui la totalité des leviers de commande du pays. Certes, il y a parfois des « alternances » pendant lesquelles il partage quelques miettes du gâteau avec son meilleur ennemi, l’UMP, mais non seulement ce dernier n’est que « le PS avec retard », mais encore ces deux partis gouvernent avec un très faible pourcentage de suffrages. Pire! Ils se sont organisés pour interdire en pratique à toute autre formation, même représentant près du quart des français, de participer à la vie politique de notre pays.

Le second critère est le rôle de vérité officielle, d’Etat, de l’idéologie du parti monopolistique. Nous en sommes là aujourd’hui. Bien que gouvernant avec une faible part des voix des citoyens, voix souvent données plus par rejet de leurs adversaires que par adhésion à leurs idées, les socialistes entendent régner sur les esprits. Le régime, via les programmes scolaires, essaye de faire pénétrer de force l’idéologie officielle dès le plus jeune âge, avec la complicité active de professeurs fonctionnarisés. Partout, les moyens publics sont utilisés comme outils de propagande idéologique.

Le troisième critères est la mainmise de l’Etat sur les moyens de communication pour propager l’idéologie officielle. C’est là aussi chose faite, avec plus de 90% des journalistes aux ordres, répandant la bonne parole et procédant consciencieusement au lynchage public des âmes rebelles. Les sondages se suivent et se ressemblent: les français n’accordent plus aucune confiance aux journalistes et se réfugient sur Internet pour se renseigner. Qu’à cela ne tienne: le gouvernement prévoie d’ors et déjà de réguler ce médium qui échappe encore à son contrôle. L’idéologie officielle est également véhiculée par tous les programmes et fictions subventionnés par l’Etat, ceux-ci n’étant plus qu’un catalogue caricatural des clés du bonheur officiel de vivre ensemble grâce aux « minorités » (omniprésentes dans ces fictions), au divorce, à la révolution sexuelle et à l’homosexualité.

Le quatrième critère est la main-mise de l’Etat sur l’économie du pays. Et c’est bien ce que le régime socialiste a mis en place. Le secteur public prend des proportions bolcheviques, tandis que la création d’emploi passe désormais uniquement par lui. Les entrepreneurs, son principal concurrent, sont forcés à émigrer, sous peine de spoliation, lui abandonnant le champ libre. Les masses sont paupérisées puis clientélisées, dans un réchauffé moderne du panem et circences des romains.

Le dernier critère est la terreur policière. Une fois que l’idéologie de l’Etat est la seule acceptable, toute déviation est un crime contre l’Etat. Nous y sommes! Un nombre sans cesse grandissant d’opinions contraires à ce que professe le régime sont désormais pénalisées… Au pays de Voltaire! Les voix discordantes sont traînées devant les tribunaux, soit par l’Etat lui-même soit, mieux encore, par ses affidés subventionnés. Les jeunes du régime encouragent même désormais les dénonciations.

La main-mise du régime sur le pays est telle, sa foi en sa capacité à terroriser et dominer les masses tellement grande, qu’il ne fait désormais même plus semblant, ne se donnant plus la peine de mimer la démocratie. Qu’un référendum donne des résultats inattendu et il est alors validé malgré tout par le Parlement, contre la volonté exprimée par les français. Qu’une pétition remplisse tous les critères de saisie d’un organe de l’Etat, et celle-ci est purement et simplement ignorée, au mépris des lois et de la Constitution, sans que personne ne s’en émeuve plus. Chaque jour, les membres du régime expriment leur mépris pour le peuple. Ils lui demandent des efforts mais s’autorisent des déplacements à New-York pour des sommes mirobolantes, comme François Hollande l’a fait encore il y a quelques jours.

Mais ce que le régime oublie c’est que les français, en temps ordinaire doux et tolérants, sont aussi les champions du monde des révolutions et des guerres civiles. Nous sentons tous, autour de nous, l’exaspération monter, la colère enfler, le désespoir saisir les âmes. Que ce régime autiste ne s’y trompe pas: les révolutions sont toujours des phénomènes imprévus, des déflagrations soudaines, de proportions bibliques. Est-il encore temps pour la caste qui nous gouverne d’ouvrir les yeux, sortir de ses palais et faire machine arrière ?

Mariage homo : l’égalité jusqu’où ?

Inceste, pédophilie, mariage gay

Kant propose un outil simple pour détecter les fraudes morales : l’universalisation. « Agis comme si la maxime de ton action pouvait servir de base à une législation universelle ». Si le résultat est absurde alors le principe examiné doit être rejeté. Quelles lumières cela jette-t-il sur le bouleversement du mariage entrepris par le gouvernement ?
Cette réforme est promue au nom de deux notions présentées comme liées : l’Amour et l’égalité. Au nom de l’égalité toute personne qui en aime une autre doit pouvoir l’épouser et ce couple adopter des enfants ou avoir accès à la procréation médicalement assistée si la conception est naturellement impossible.
Si l’on déroule ces principes ils légitiment la polygamie. Celle-ci, autorisée dans de nombreux pays, permet également à des gens qui s’aiment de s’unir, même quand ils sont déjà liés par d’autres unions. Sans que des motifs logiques en soient avancés, ces mariages sont pourtant proscrits par le projet. Mais tôt ou tard ceux qui le pratiquent officieusement en demanderont la reconnaissance officielle. Au nom de l’égalité et de la lutte contre les discriminations. Déjà de belles âmes vantent dans les médias ce qu’ils nomment les « polyamours ».
Légitimé aussi, déjà poussé dans certains pays « avancés socialement », l’union d’adultes et de mineurs. Là aussi cette pratique est autorisée dans certains pays. Ayant renoncé à ses propres fondements, au nom de quoi la France discriminerait-elle alors ces unions, introduisant de facto une inégalité aggravée d’un traitement différencié des religions ?
Légitimé également l’inceste. Si un père aime ses filles, qui l’aiment en retour, quel coeur endurci pourrait leur refuser ce bonheur simple auquel tous ont droit ? Ou encore un fils et ses deux mères ? Ou un frère, une soeur et leurs tantes ?
Légitimées également au nom de l’égalité, les mères porteuses tarifées, puisque les couples d’hommes ne peuvent recourir à la PMA. Il faudra alors revoir toutes nos valeurs bioéthiques et humaines.
Nous pourrions multiplier encore les conséquences absurdes et funestes de ce projet. Mais vient un moment où même le chanteur de variété le mieux intentionné doit convenir que quand on n’a de son côté ni la philosophie, ni la morale, ni l’éthique, ni la logique, ni même le simple bon sens alors il est temps de s’interroger sur les principes qui ont fondé notre société et sur ceux que l’on souhaite transmettre à nos descendants. S’il en reste.

Le mignon petit conte qui endoctrine vos enfants

31 mars 2011 1 commentaire

Il y a quelques jours, séduit par les différentes critiques que j’avais pu en lire (voir par exemple cette présentation sur YouTube), et alléché par ses graphismes soignés, je me décidai à acheter pour mon iPad le conte interactif « Gaspard, le loup qui avait peur du loup. »

Tout de suite, la magie opéra : les graphismes étaient splendides et tout mignons, Jean-Pierre Marielle disait le texte avec beaucoup de douceur et de talent, les animations étaient absolument adorables et l’application avait un fini impeccable. Mais soudain, au détour d’une page et d’une manière totalement inattendue, le charme fut rompu d’une manière abrupte. Que s’était-il passé ?

Gaspard est un louveteau abandonné, qu’un couple de ratons laveurs a recueilli et élevé parmi ses propres enfants. Mais Gaspard ne sait pas qu’il est un loup, cet animal redoutable dont ses parents lui ont dit de se méfier. Un jour, aiguillonné par la curiosité, il franchit les limites territoriales imposées par ses parents adoptifs et tombe nez-à-nez avec une joyeuse bande de louveteaux avec qui il va désormais venir régulièrement s’amuser comme un fou. Le voici donc perplexe face aux peurs de ses parents, et la grande explication a alors lieu:

Si les parents pensaient que les loups étaient méchants, c’est juste parce qu’ils sont différents. Suite à cette réalisation, les parents se rendent compte que leur a priori sur les loups est infondé. Et du coup Gaspard pu même emmener sa petite soeur raton laveur Zoé s’amuser avec les loups. Tout finit alors pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Rien ne vous a mis la puce à l’oreille ? Tout vous a paru tout mignon et sans danger ? Aucun message subliminal glissé à votre insu dans les lectures que vous donnez à vos enfants ? Eh bien si : ce petit conte est en fait porteur d’une idéologie politiquement correcte typiquement dans l’air du temps et a pour but d’y conformer insidieusement le jeune esprit tendre et malléable de vos enfants.

On y essaye d’enseigner aux bambins que la peur n’a pas de fondement si ce n’est la différence de l’Autre. L’enfant en déduira sa propre culpabilité à ne pas savoir apprécier l’Autre et commencera son long chemin vers la négation de ses peurs et l’acceptation de l’Autre. A ce sujet, le choix de l’Autre est qui plus est ici particulièrement malheureux, puisque le loup est un animal particulièrement dangereux. Pourquoi donc avoir alors choisi cet exemple de l’autre ? Facile : imaginez le ridicule immédiat du conte si notre petit louveteau avait eu peur des papillons. Voulant donc à tous prix forcer leur morale, les auteurs ont donc forcé l’exemple en choisissant comme « bon Autre » les loups…

Tous les contes traditionnels ont une morale: ils sont chargés de commencer à doter les enfants d’outils de décryptage de la réalité. Celui-ci n’y échappe donc pas, sauf que cette morale est totalement dévoyée, tordue dans le sens de l’air du temps, et au final dangereuse, non seulement parce qu’elle essaye d’orienter idéologiquement votre enfant et le prépare inconsciemment à être un bon électeur dans quelques années, mais aussi tout simplement parce que la peur peut être un réflexe salutaire face à l’inconnu. Car oui, l’inconnu peut être dangereux.

Je me souviens des morales des contes de mon enfance. On pouvait déduire de ces contes des principes tels que: la paresse est une mauvaise chose, il ne faut pas faire de mal aux autres, il faut respecter ses parents, et ainsi de suite. Les contes d’aujourd’hui sont à mille lieues de ces outils de discernement, ils sont des armes politiques. Au lieu de former les enfants ils essayent de les formater selon un moule idéologique précis: celui du politiquement correct.

Or la différence ne fait pas forcément peur : par exemple les petits ratons laveurs n’auraient probablement absolument pas peur des lapins ou des moineaux. En outre, la peur d’un animal dangereux est, elle, salutaire. La peur du danger est salutaire: c’est ce qui permet aux êtres vivants de survivre depuis la nuit de temps. C’est ce qui permet à des espèces, et même à des civilisations, de survivre. La peur est normale, elle est la conséquence de l’expérience et du bon sens, elle est la mère de la prudence, elle est à la base de la survie. Elle est donc essentielle.

C’est en cela que ce conte est fallacieux: il est dans la droite ligne de l’idolâtrie actuelle de la Différence et, pour la sanctifier, a systématiquement recours au développement de la repentance, ici par exemple en criminalisant une peur salutaire : croyez-vous vraiment que des ratons laveurs pourront survivre très longtemps s’ils côtoient des loups ? Non, bien sûr ! Cette fantasmagorie est purement artificielle et au-delà de toute réalité. On vous enseigne donc désormais que votre peur vient de vous, et non de l’autre. Qu’elle est de votre faute et non de celle de l’Autre. On dénie à cette peur une base réelle. On vous culpabilise et on vous ôte des défenses contre la possible duplicité ou dangerosité de l’Autre. Comment, vous avez peur de monsieur à l’air malcommode qui brandit un couteau sous votre nez ? Honte à vous qui ne savez apprécier sa différence. Les crocs de ces loups ne sont là que pour décorer : regardez, en fait ils sont gentils et n’ont pas du tout l’intention de manger la petite soeur de Gaspard !

Comme ces contes ont une valeur éducative, ils enseignent aux enfants, par pure idéologie politiquement correcte, à ignorer leurs peurs instinctives et diminuent donc leurs chances de survie ou, d’une manière plus générale et insidieuse, de simplement pouvoir appréhender correctement la réalité… et dire que la peur des prédateurs est injustifiée n’en est qu’une simple illustration.

Les contes d’antan auraient atténué la méfiance instinctive et exagérée pour l’inconnu en la contournant par l’enseignement aux enfants de ce qu’il faut aimer les infortunés et, par leurs attentions redoublées, les réconforter. Je me souviens de la gentillesse qu’on nous avait appris à prodiguer à l’un de nos condisciples handicapé mental, quand j’étais enfant… mais j’étais dans une école chrétienne… Bref, les contes d’antan auraient développé la gentillesse. Mais ce conte procède à l’inverse: il associe même la différence au danger et à la peur (alors qu’encore une fois on n’a pas forcément peur de ce qui est différent), et en ce sens il est d’ailleurs insultant.

Cela est typique avec cette réponse du père au petit loup, qui lui demande « mais vous dites que les loups sont méchants! ». Le père répond « Parce qu’ils nous font peur. Peut-être parce qu’ils sont différents de nous. » On dénie par là à la peur la possibilité d’être fondée. Au contraire, on culpabilise celui qui la ressent en lui enseignant que sa peur est de sa faute, car il l’a déduite de la simple différence de l’autre… ce qui au passage est mensonger, encore une fois : les lapins sont différents des ratons, et ces derniers n’en ont sans doute pas peur. Imaginez une maman qui laisserait son bambin jouer avec un tigre au prétexte que si elle a peur du gros matou c’est juste parce qu’il est différent ! La réponse qu’aurait du faire le papa raton était: « les loups sont méchants car ils mangent les ratons. » Or cette réponse, la seule bonne, n’est même pas envisagée. Révélateur.

Notre époque est criminelle et des illuminés essayent de nous priver nous, individus, mais aussi nous, groupes (pays, civilisations), de toute chance de survie face à un potentiel ennemi qui ne s’embarrasserait pas de telles idioties (soit au bas mot 90% de la planète). Et on le fait à coups de slogans orwelliens… c’est à dire en renversant la perception de la réalité. Dans 1984 George Orwell forge par exemple les slogans suivants : « La guerre, c’est la paix. » « La liberté, c’est l’esclavage. » « L’ignorance, c’est la force. » On en est là, en France, et dans la majeure partie de l’Occident. (1)

En définitive, le message de ce conte peut se résumer par le syllogisme suivant :
– on a peur de ce qui est différent;
– la peur est quelque chose de mal;
– donc ne pas aimer ce qui est différent est mal. ( = Il faut que la maman laisse son bambin jouer avec le tigre.)

Ce syllogisme pèche bien sûr par ses prémisses, toutes deux fausses : on n’a pas forcément peur de ce qui est différent, et la peur n’est pas forcément quelque chose de mal. Ce qui véritablement est affolant c’est que ce travail d’endoctrinement commence donc désormais dès l’apprentissage de la lecture. Il faut relire 1984.

Non, vraiment, ce conte est pernicieux et porte terriblement la marque de l’air du temps. Les sociologues du futur qui étudieront le politiquement correct y verront un exemple particulièrement illustratif.

Je suis également fâché pour une autre raison : dans une librairie classique, les parents peuvent feuilleter les contes et vérifier qu’ils répondent à leur projet parental et éducatif. Et vu la production idéologique actuelle visant la cible stratégique des jeunes esprits en formation, il y a du boulot. Or, avec l’AppStore, ce n’est plus possible. Certes on peut lire le conte soi-même avant de décider de le montrer à ses enfants, mais on l’a quand même acheté.

(1) A propos de slogans orwelliens et d’exaltation de la Différence, vous avez sans doute vu le nouveau maillot de l’équipe de France de football ? Si esthétiquement il est bien trouvé, on ne peut pas en dire autant du slogan imprimé au dos de l’écusson. Je vous le donne en mille: « nos différences nous rassemblent ». Orwellien, je vous disais.

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