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De la liberté d’expression dans une société hétérogène

Les homcharlie-hebdo-la-quenelle-de-dieudonnemes se donnent des lois afin de vivre pacifiquement en société. Une dictature supprimera la violence individuelle mais lui substituera la violence d’État. Une société libertaire abolira la violence d’État au prix de la violence individuelle. Entre le goulag et l’anarchie, les démocraties tentent de trouver le meilleur compromis.
L’État n’est pas seul à réguler la violence. Le comportement correct à adopter en société est transmis par les parents. L’école éveille l’intelligence et la sensibilité des futurs citoyens afin de susciter empathie, compréhension et tolérance pour son prochain. La religion enseigne des normes de conduite encourageant la cohabitation harmonieuse des individus.
Récemment, la machine s’est grippée. Renoncement de parents et de l’école, baisse de la pratique religieuse d’un côté, concurrence de nouveaux modes de vie, de nouvelles religions, perte d’homogénéité de nos sociétés de l’autre côté, expliquent en grande partie cela. Cohabitent maintenant des citoyens ayant perdu les valeurs et la culture de leurs ancêtres, et des gens dont les valeurs, très fortes, diffèrent de celles de leur pays d’adoption. Le résultat en est la renaissance de la violence.
L’État a réagi en adoptant des lois limitant toujours plus la liberté d’expression. Plus une société est hétérogène, plus des sensibilités divergentes se font jour, et plus il faut les protéger pour préserver la paix sociale. Le multiculturalisme d’une société produit la fin d’un nombre toujours croissant de ses libertés.
Le résultat en est une politique incohérente. Dimanche dernier, les champions de la tolérance et du respect marchaient pour un journal dont ce ne sont pas précisément les vertus cardinales. Comment réconcilier liberté d’expression et respect ?
Les individus vivent en société car ils y trouvent avantage. Une société doit donc adopter des règles favorisant le bien de l’individu. Celui-ci, en retour, doit être bien disposé à l’égard de la société s’il veut la garder bien intentionnée à son égard. En un mot : l’individu et la société doivent être bienveillants.
L’opposition occasionnelle entre la liberté d’expression et le respect se résout par l’application du principe de bienveillance : la liberté d’expression est tempérée par la finalité de son exercice. Si cette finalité est de nuire à un individu, à un groupe d’individus, ou même à la société bienveillante elle-même, alors elle est mauvaise.
Cela paraît simple, mais ça ne l’est pas. Qui décide de ce qui est bien ? La malveillance imputée par certains à Charlie Hebdo pourrait être vue par celui-ci comme la recherche d’un bien supérieur : pour un athée la disparition des religions est un objectif bon, de même que la critique de la société par un anarchiste. La société elle-même ne peut jamais être sûre d’être bonne si la critique en est interdite. Une société recherchant réellement le bien doit donc tolérer des opinions qu’elle réprouve.
Tolérer ou non les paroles de Charlie Hebdo ou Dieudonné demande donc de s’interroger sur leurs motivations. Recherchent-ils sincèrement le bien selon leurs propres critères ? Si la réponse est positive, alors nous ne devrions pas en interdire l’expression, même si notre notion du bien est opposée à la leur. Qu’une opinion sincèrement orientée vers la recherche du bien provoque des troubles à l’ordre public devrait entraîner la répression de ces troubles, et non celle de la parole.
Si, en revanche, leur parole a pour intention l’insulte gratuite, le plaisir ou le gain qu’ils retirent à choquer, la volonté de nuire à autrui, alors la société a l’obligation de restreindre cette parole.

 

Les Tweets de la Haine

24 mars 2013 8 commentaires

ImageLe contraste entre les discours prononcés cet après-midi lors de la Manif Pour Tous et les réactions des partisans du « mariage » homo est saisissant ! D’un côté des arguments, de la raison, de l’intelligence, de l’autre de la haine, du mépris, de la bêtise crasse, de l’ignorance… Quelques illustrations sur Twitter.

C’est sans fin, j’arrête là.

Après cela, le Tweet suivant a un goût étrange…

Vous me direz que j’ai eu beau jeu, car il y a des idiots partout… Le problème c’est que je n’ai pas trouvé un seul Tweet intelligent pour contrebalancer ce torrent de niaiseries haineuses…

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L’Enterrement de la Démocratie

20 mars 2013 2 commentaires
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Enterrement de la démocratie

Nous vivons en France des heures historiques et très graves. Sous nos yeux, lucides pour certains, aveugles pour beaucoup, le régime est en train de porter l’estocade finale à notre démocratie moribonde.

Le référé de la Manif Pour Tous, contestant l’interdiction de manifester prise par le Préfet de Paris, vient d’être rejeté par le Tribunal. Motif invoqué par le préfet ? « Les manifestants risqueraient d’être trop serrés sur la chaussée » ! Cet argument pouvant être invoqué pour toute manifestation d’ampleur le régime vient tout simplement de mettre un terme au droit de manifester. Sans doute recherche-t-il aussi l’affrontement: si la manifestation se tient, et que des troubles ont lieu, ils pourront plus facilement incriminer les organisateurs.

De telles anomalies ont parsemé l’ensemble du parcours de ce projet de loi sur le mariage homosexuel. Qu’il s’agisse du rapporteur du projet à l’assemblée, affirmant n’avoir pu trouver un seul juriste opposé au texte — les cent-soixante-dix juristes et historiens ayant signé une lettre contre ce projet de loi sont certainement ravis de l’apprendre ! — ; qu’il s’agisse encore de la commission d’examen de la loi ayant reçu à l’Assemblée les représentants des religions non pour les écouter, comme il en était question, mais pour les chapitrer longuement sur l’influence néfaste des religions sur la société; qu’il s’agisse enfin du président du Conseil Economique et Social, organe constitutionnellement indépendant, qui demande au premier ministre quelle conduite il doit tenir vis-à-vis des 700.000 pétitions lui demandant de se saisir du problème.

Tout ceci dans le silence assourdissant de médias complices et partie, dans leur intégralité occupés à diffuser une propagande incessante en faveur du projet sans que le moindre souci de débat démocratique ne vienne les effleurer.

Tout ceci sans que cela ne provoque non plus la moindre indignation de la supposée opposition. Il faut dire que celle-ci a eu sa part dans la mise à mort de la démocratie, lorsqu’elle passa de force par le Parlement un traité européen que le peuple avait précédemment rejeté par référendum.

Le processus est enclenché depuis plus d’une vingtaine d’années en réalité, la pénalisation des opinions étant devenue un champ législatif prolifique.

Lentement mais sûrement, la France, et avec elle l’Europe, s’enfonce dans une dictature molle asphyxiant toute velléité de contestation. Sans doute ce constat a-t-il inspiré les jeunes qui viennent de se rendre au Panthéon pour enterrer la démocratie.

Ils ne font même plus semblant!

ImageSommes-nous encore en démocratie ? Raymond Aron distingue cinq critères pour reconnaître un régime autoritaire.

Le premier est le monopole de l’activité politique par un parti. Nous en sommes très proche, le Parti Socialiste détenant aujourd’hui la totalité des leviers de commande du pays. Certes, il y a parfois des « alternances » pendant lesquelles il partage quelques miettes du gâteau avec son meilleur ennemi, l’UMP, mais non seulement ce dernier n’est que « le PS avec retard », mais encore ces deux partis gouvernent avec un très faible pourcentage de suffrages. Pire! Ils se sont organisés pour interdire en pratique à toute autre formation, même représentant près du quart des français, de participer à la vie politique de notre pays.

Le second critère est le rôle de vérité officielle, d’Etat, de l’idéologie du parti monopolistique. Nous en sommes là aujourd’hui. Bien que gouvernant avec une faible part des voix des citoyens, voix souvent données plus par rejet de leurs adversaires que par adhésion à leurs idées, les socialistes entendent régner sur les esprits. Le régime, via les programmes scolaires, essaye de faire pénétrer de force l’idéologie officielle dès le plus jeune âge, avec la complicité active de professeurs fonctionnarisés. Partout, les moyens publics sont utilisés comme outils de propagande idéologique.

Le troisième critères est la mainmise de l’Etat sur les moyens de communication pour propager l’idéologie officielle. C’est là aussi chose faite, avec plus de 90% des journalistes aux ordres, répandant la bonne parole et procédant consciencieusement au lynchage public des âmes rebelles. Les sondages se suivent et se ressemblent: les français n’accordent plus aucune confiance aux journalistes et se réfugient sur Internet pour se renseigner. Qu’à cela ne tienne: le gouvernement prévoie d’ors et déjà de réguler ce médium qui échappe encore à son contrôle. L’idéologie officielle est également véhiculée par tous les programmes et fictions subventionnés par l’Etat, ceux-ci n’étant plus qu’un catalogue caricatural des clés du bonheur officiel de vivre ensemble grâce aux « minorités » (omniprésentes dans ces fictions), au divorce, à la révolution sexuelle et à l’homosexualité.

Le quatrième critère est la main-mise de l’Etat sur l’économie du pays. Et c’est bien ce que le régime socialiste a mis en place. Le secteur public prend des proportions bolcheviques, tandis que la création d’emploi passe désormais uniquement par lui. Les entrepreneurs, son principal concurrent, sont forcés à émigrer, sous peine de spoliation, lui abandonnant le champ libre. Les masses sont paupérisées puis clientélisées, dans un réchauffé moderne du panem et circences des romains.

Le dernier critère est la terreur policière. Une fois que l’idéologie de l’Etat est la seule acceptable, toute déviation est un crime contre l’Etat. Nous y sommes! Un nombre sans cesse grandissant d’opinions contraires à ce que professe le régime sont désormais pénalisées… Au pays de Voltaire! Les voix discordantes sont traînées devant les tribunaux, soit par l’Etat lui-même soit, mieux encore, par ses affidés subventionnés. Les jeunes du régime encouragent même désormais les dénonciations.

La main-mise du régime sur le pays est telle, sa foi en sa capacité à terroriser et dominer les masses tellement grande, qu’il ne fait désormais même plus semblant, ne se donnant plus la peine de mimer la démocratie. Qu’un référendum donne des résultats inattendu et il est alors validé malgré tout par le Parlement, contre la volonté exprimée par les français. Qu’une pétition remplisse tous les critères de saisie d’un organe de l’Etat, et celle-ci est purement et simplement ignorée, au mépris des lois et de la Constitution, sans que personne ne s’en émeuve plus. Chaque jour, les membres du régime expriment leur mépris pour le peuple. Ils lui demandent des efforts mais s’autorisent des déplacements à New-York pour des sommes mirobolantes, comme François Hollande l’a fait encore il y a quelques jours.

Mais ce que le régime oublie c’est que les français, en temps ordinaire doux et tolérants, sont aussi les champions du monde des révolutions et des guerres civiles. Nous sentons tous, autour de nous, l’exaspération monter, la colère enfler, le désespoir saisir les âmes. Que ce régime autiste ne s’y trompe pas: les révolutions sont toujours des phénomènes imprévus, des déflagrations soudaines, de proportions bibliques. Est-il encore temps pour la caste qui nous gouverne d’ouvrir les yeux, sortir de ses palais et faire machine arrière ?

Mariage homo : l’égalité jusqu’où ?

Inceste, pédophilie, mariage gay

Kant propose un outil simple pour détecter les fraudes morales : l’universalisation. « Agis comme si la maxime de ton action pouvait servir de base à une législation universelle ». Si le résultat est absurde alors le principe examiné doit être rejeté. Quelles lumières cela jette-t-il sur le bouleversement du mariage entrepris par le gouvernement ?
Cette réforme est promue au nom de deux notions présentées comme liées : l’Amour et l’égalité. Au nom de l’égalité toute personne qui en aime une autre doit pouvoir l’épouser et ce couple adopter des enfants ou avoir accès à la procréation médicalement assistée si la conception est naturellement impossible.
Si l’on déroule ces principes ils légitiment la polygamie. Celle-ci, autorisée dans de nombreux pays, permet également à des gens qui s’aiment de s’unir, même quand ils sont déjà liés par d’autres unions. Sans que des motifs logiques en soient avancés, ces mariages sont pourtant proscrits par le projet. Mais tôt ou tard ceux qui le pratiquent officieusement en demanderont la reconnaissance officielle. Au nom de l’égalité et de la lutte contre les discriminations. Déjà de belles âmes vantent dans les médias ce qu’ils nomment les « polyamours ».
Légitimé aussi, déjà poussé dans certains pays « avancés socialement », l’union d’adultes et de mineurs. Là aussi cette pratique est autorisée dans certains pays. Ayant renoncé à ses propres fondements, au nom de quoi la France discriminerait-elle alors ces unions, introduisant de facto une inégalité aggravée d’un traitement différencié des religions ?
Légitimé également l’inceste. Si un père aime ses filles, qui l’aiment en retour, quel coeur endurci pourrait leur refuser ce bonheur simple auquel tous ont droit ? Ou encore un fils et ses deux mères ? Ou un frère, une soeur et leurs tantes ?
Légitimées également au nom de l’égalité, les mères porteuses tarifées, puisque les couples d’hommes ne peuvent recourir à la PMA. Il faudra alors revoir toutes nos valeurs bioéthiques et humaines.
Nous pourrions multiplier encore les conséquences absurdes et funestes de ce projet. Mais vient un moment où même le chanteur de variété le mieux intentionné doit convenir que quand on n’a de son côté ni la philosophie, ni la morale, ni l’éthique, ni la logique, ni même le simple bon sens alors il est temps de s’interroger sur les principes qui ont fondé notre société et sur ceux que l’on souhaite transmettre à nos descendants. S’il en reste.

Le Devoir de Rester Français

La France change de visage nous dit-on. Elle se métisse et se pare de belles couleurs, nous affirment des xénophiles exaltés aux yeux brillants et à l’air gourmand. Et petit-à-petit, en effet, le peuple français s’efface, disparaît de la surface de la Terre, remplacé par un amalgame improbable plus ou moins métissé. De moins en moins métissé, en fait, tant il est mal vu dans ces communautés nouvelles de fréquenter ceux que l’on appelle les « français » ou les gaulois ». Et a fortiori de se métisser entre communautés la plupart du temps antagonistes. Cela est-il juste ? Est-il normal de  laisser mourir notre pays, le seul que nous ayons, sans réagir ?

Il me semble que non. Cela est à la fois immoral,  contraire à la nature, et néfaste pour le monde. Immoral car nous tenons notre nation en héritage : nous l’avons héritée des générations innombrables de nos ancêtres, qui l’ont construite à la force de leur labeur, de leur sang souvent, et de leur patience. Ils nous l’ont transmise avec le devoir sacré de faire fructifier cet héritage à notre tour, et la foi dans ce que leur descendance saurait le faire et ne pas oublier ce devoir ancestral. Or nous bradons notre nation, notre terre, à tous les vents de la Terre. Nous renions nos parents, nos grand-parents, en faisant peu de cas de ce qu’ils nous ont légué. Nous vivons dans le luxe et l’opulence qu’ils ont créé, jouissons de notre « civilisation de loisir » en grignotant chaque jour un peu plus l’héritage de nos enfants. Nous cédons, par lâcheté ou simple bêtise insondable, notre terre, notre nationalité, nos filles et nos fils, notre richesse, à tous les mendiants de la Terre.

Immoral aussi car nous devons à notre tour léguer cet héritage à nos enfants. Au nôtres. Pas à ceux des autres. De quel droit dépossèderions-nous nos enfants de cet héritage, dont nous ne disposons que temporairement et que nous avons la charge morale de faire fructifier et transmettre à notre tour. Notre génération n’est pas propriétaires de la France, qu’elle reçu des générations précédentes : elle n’en est que la dépositaire temporaire avec charge de la transmettre aux générations suivantes. Or qui peut à ce point perdre le sens des réalités et des priorités qu’il méprise ce qu’il a reçu de ses parents et dilapide l’héritage de ses enfants pour le donner à ceux des autres ? Notre pays, notre nation, est en réalité la seule chose que nous possédions en propre. Jean Jaurès ne disait pas autre chose lorsqu’il affirma : « la nation est le seul bien des pauvres. » Ou irons-nous quand nous ne serons plus maîtres de notre maison ? Nous n’aurons plus nulle part où aller : cette maison édifiée à travers les âges par nos ancêtres, nous l’aurons abandonnée à des aventuriers de passage, plus ou moins bien organisés, et nous retrouverons nus et dépossédés.

Pourtant, notre nation est notre maison commune. Elle est notre protection, notre refuge sur Terre. Elle est le lieu d’habitation et de rêves communs au peuple français. A mille lieues des songes abstraits des « citoyens du monde » elle est notre mère très concrète, celle qui nous nourrit, nous protège et nous élève dans le respect et le souvenir de nos aînés, dans la transmission de valeurs communes et uniques sur terre, car spécifiquement françaises, dans le souvenir de notre Histoire commune, des faits héroïques de notre peuple qui ont marqué l’Histoire de cette planète. Elle est l’espace où nous sommes libres d’être pleinement français, là où ailleurs nous ne pourrions qu’avoir la politesse retenue des invités incités à se conformer à d’autres usages. Elle est notre protection contre le malheur, notre assurance contre les civilisations qui nous sont antagonistes, elle est la certitude de pouvoir donner à nos enfants la possibilité d’une vie digne et pleine de possibilités. Nul autre pays ne peut remplacer la France, pour un français : nous n’avons qu’un seul pays. Nous ne pouvons être français qu’en France. Nous ne pouvons être nous-mêmes que chez nous. Ce pays est le mien ! Ce pays est le nôtre ! Jamais nous n’avons donné mandat à ceux qui nous gouvernent de le donner à d’autres ! Qu’ils le fassent est une trahison pure et simple, un crime à l’égard du peuple français !

Laisser notre pays mourir est également contraire à l’ordre naturel. C’est tout simplement en contradiction absolue avec les lois de la nature, puisque celles-ci poussent les êtres vivants, depuis la nuit des temps, à survivre. A se battre pour survivre. C’est parce que nos ancêtres l’ont fait que nous sommes là aujourd’hui. Imaginez quel puissant appareil idéologique d’annihilation des instincts les plus essentiels il a fallu pour presque venir à bout du principal d’entre eux : l’instinct de survie. Il est de notre devoir de survivre. Tant en tant qu’individus qu’en tant que nation, que civilisation.

Si la France et la civilisation française venaient à disparaître, enfin, cela serait une perte énorme pour le monde et sa diversité. La France a été, pendant des siècles, la première nation du monde. Elle vit naître une langue magnifique et puissamment expressive qui fut le creuset d’une littérature extraordinaire et enviée qui n’a son pareil nulle part ailleurs dans le monde. La France développa un art de vivre qui en fit l’admiration du monde. Il n’y a pas un domaine des arts, de la philosophie, de la science ou de quelque autre activité humaine où la France n’ait su apporter ses propres contributions riches et originales. Très peu de pays peuvent en dire autant. Jusqu’à récemment encore, et avant les tentatives aux forceps de nos dirigeants pour essayer de nous faire rentrer à tous prix dans le grand moule de la mondialisation, la voix de la France était écoutée, car elle avait quelque chose à dire. Si un jour cette voix s’éteint, aucune autre ne pourra en prendre le relai : le monde aura vu disparaître l’une de ses cultures les plus originales.

Pour toutes ces raisons, et pour une infinité d’autres encore, nous nous devons de lutter pour la survie de notre nation. Nous le devons par respect de nos pères, nous le devons par Amour pour nos enfants.

Catégories :Immigration, Politique

L’avis de Serge de Beketch sur la place de l’islam en France

Peu de temps avant de décéder en 2007, Serge de Beketch réagissait par ce texte magnifique, auquel je n’ai rien à ôter ni à ajouter, aux déclarations de Jacques Chirac sur… les racines autant musulmanes que chrétiennes de l’Europe :

« Je ne suis pas islamophobe, je ne suis pas hostile à l’islam, je ne suis pas en guerre contre l’islam.

Je n’ai aucun sentiment à l’égard de l’islam. Je m’en fous radicalement. Tant qu’il reste dans ses terres.

Mais chez moi, dans ma patrie, dans mon pays, je n’en veux pas. Un point c’est tout. Je suis islamo-négatif. Je nie le droit de l’islam à prospérer en France. Je nie que l’islam soit une religion.

C’est un totalitarisme comme l’indique son nom qui signifie “soumission” et, comme tel, il est du droit de tout homme libre de s’y opposer de toutes ses forces et par tous les moyens “y compris légaux”.

Je nie que l’islam ait rien de commun avec la civilisation européenne et encore moins avec la civilisation française. Il lui est en tous points étranger. Par son caractère, ses croyances, ses rites, ses observances, ses moeurs.

Je nie que l’islam ait jamais rien apporté à la France. Aucun chef-d’oeuvre littéraire, musical, architectural, pictural ou sculptural. Rien.

Pas un écrivain n’a publié “Le génie de l’islam”. Nulle mosquée ne s’élève comparable à Chartres. On attend encore un Francis Poulenc musulman. On chercherait en vain, et pour cause, un Real del Sarte islamiste.

Je nie que l’islam appartienne au patrimoine de la France. Il n’a rien laissé, rien créé, rien fait pour la France.
Aucune oeuvre d’art, on l’a vu.
Aucune oeuvre de charité non plus.
Pas un hôpital, pas un hospice, pas un orphelinat, pas une association caritative.

Où sont les “petits frères des pauvres” qui appliqueraient en France ce “quatrième piller de l’islam” (la Zakkat. En français : l’aumône que l’on traduit abusivement par la Charité) ? Où est l’imam dont la personnalité et l’oeuvre pourraient se comparer à celles de saint Vincent de Paul ? Quelle fatma a jamais fait pour les pauvres, les malades, les vieillards ou les enfants de France le millième de ce que font depuis des siècles les religieuses hospitalières, soignantes ou enseignantes ?

Je nie l’influence de l’islam sur notre histoire intime. Pas un dicton, pas une coutume, pas un mot, pas un geste, qui exprime, dans le comportement des Français, dans leurs références, dans leur imaginaire, dans leurs souvenirs, dans les chansons, les comptines, les fables de leur enfance, le moindre lien avec l’islam.

Aucune oeuvre de progrès, enfin.

On nous rebat les oreilles avec l’apport de l’islam en matière de mathématiques, de géométrie, d’algèbre, d’astronomie, de médecine, de philosophie.

Mais c’est se foutre du monde ! Où sont, dans l’histoire de l’intelligence française les savants, les penseurs, les philosophes musulmans. Où sont les Pasteur, les Curie, les Pascal islamistes ?

Et que l’on ne prétende pas que cette absence s’expliquerait par le magistère de l’Eglise qui aurait fait obstacle à l’éclosion du génie créateur, scientifique, artistique de l’islam dans les bras de sa Fille aînée. Ou alors que l’on explique comment tant d’écrivains, de penseurs, de philosophes, de musiciens, de peintres, de sculpteurs juifs ont pu prospérer en dépit de cet obscurantisme.

La vérité c’est que l’islam n’a rien à faire chez nous parce qu’il n’a jamais rien fait chez nous.

La déclaration de Chirac selon qui « les racines de l’Europe (donc de la France) sont aussi musulmane que chrétiennes » n’est donc pas seulement le propos d’un imbécile, c’est aussi celui d’un salaud. L’islam “à la française” est une double absurdité et un crime de haute trahison.

Parce que l’esprit de soumission est à l’opposé même du génie français. Parce que la notion de patrie est contraire à l’Ouma, loi islamique qui nie la nation.

Parce que les politiciens renégats qui oeuvrent à asservir la France au totalitarisme islamique et à l’invasion afro-maghrébine sont plus coupables que les dirigeants français qui, voilà soixante-trois ans, se résignèrent à la Collaboration.

Ceux qui, aujourd’hui, accablent de leurs injures le Maréchal Pétain et le Président Laval, font bien pire.

La différence entre les Collabos d’hier et les “Coallahbos” d’aujourd’hui, c’est que ni le Maréchal Pétain ni le Président Laval, n’ont jamais invité les envahisseurs.

Chirac, lui, a ouvert les portes à l’invasion en signant la loi sur le regroupement familial.

Le Maréchal Pétain et le Président Laval n’ont jamais dit, dans aucun discours, que les occupants étaient « chez eux, chez nous ».

Chirac ne cesse, après Mitterrand, de le répéter. Sous la botte allemande, la Police, la Justice et leurs auxiliaires n’ont pas montré autant de zèle à poursuivre les résistants que les flics, les chats fourrés et leurs “milices antiracistes” n’en mettent aujourd’hui à traquer, à provoquer, à punir les patriotes fiers de l’être et qui entendent le rester.

Jamais la France n’a été aussi gravement malade.

Infecté par le sida de la “coallahboration”, cette maladie auto-immune qui détruit toutes les défenses naturelles de la civilisation française, notre pays est devenu islamo-positif.

Sa survie est désormais entre les seules mains des islamo-résistants. En avant ! »

Source: Le Salon Beige.

Catégories :Islam, Religion

De l’homme de gauche

Savez-vous où le Front National fait ses scores les plus élevés ? En banlieue. On ne compte plus les cités où le Front National dépasse les 80% à chaque élection. Question: où sont passés les électeurs de gauche ? Comme on peut douter que, dans une gigantesque anomalie statistique, tous les habitants de ces cités aient de toute éternité voté de cette manière il n’y a guère que deux réponses à cette question : soit, mettant entre parenthèse « leur désir du vivre ensemble », ils ont fuit vers des cieux plus cléments quand ils l’ont pu, soit ils ont viré leur cutie et votent désormais (très) à droite.

Qu’est-ce que cela peut nous dire de l’homme de gauche ? Que tant qu’il n’a pas d’ennui il se regarde dans le miroir et se trouve beau. Son monde est divisé en deux camps : celui des méchants égoïstes cupides et extrémistes, qui votent à droite, et le sien, le camp des bons, des purs et des justes au coeur généreux (surtout avec les impôts des autres) et aux idéaux magnifiques et humanistes. Mais que les désagréments commencent à s’accumuler et il se trouvera devant un choix cornélien : doit-il être honnête avec lui-même et remettre en cause sa vision du monde en changeant son vote, ou bien va-t-il fuir cet examen de conscience ?

S’il choisit cette dernière solution il peut soit déménager et gagner des endroits où les désagréments sont moindres ou bien, s’il n’a pas les moyens matériels de fuir, il restera et s’enferrera dans sa négation de la réalité, par exemple en continuant son combat contre la droite en collaborant de tout coeur avec ceux qui le persécutent. C’est ainsi que vous verrez ces pauvres heres vitupérant aux côtés des islamistes dans les manifestations de soutient au Hezbollah contre Israel. Cela peut même aller jusqu’à la conversion pure et simple à l’islam, bouclant ainsi sa logique de rejet des valeurs de droite jusqu’à l’absurde. Mais malgré tout, dans la grande majorité des cas, l’homme de gauche choisira quand même la fuite.

Cette hypocrisie ne touche pas que les classes moyennes, on la retrouve également dans les classes aisées des bobos, la fameuse gauche caviar. Ainsi, Sophie Coignard, dans son dernier livre sur l’éducation nationale, intitulé « Le Pacte Immoral : Comment ils Sacrifient l’Education de nos Enfants »,  révèle que la quasi totalité des fils et filles de ministres, ex-ministres et responsables politiques de premier plan sont dans des écoles privilégiées. Elle précise lors de son passage à « On n’est Pas Couché » :

« ce que je voulais montrer, c’est que les gens qui sont en charge de régler ces difficiles problèmes sont tous à l’abris des difficultés qui sont rencontrées par la plupart des élèves et de leurs parents. (Tous leurs enfants sont dans moins de dix écoles privées.) Il y a aussi des écoles publiques, des établissements hors du commun, Louis Le Grand et Henry IV, qui échappent au système informatique qui est imposé à l’ensemble des lycées de France. Il y a des petites procédures à part que connaissent uniquement les initiés et qui font que, effectivement, on a une sélection… comme m’a dit un conseiller d’un ancien ministre de l’éducation: « ben heureusement qu’on conserve quelques pôles d’excellence. » » (Naulleau: vous avez l’honnêteté de préciser que parmi les demandes de dérogations et de piston figurent les journalistes (1)) Tout à fait, ça c’est une question que j’ai posées à Luc Chattel qui était tellement excédé qu’il m’a répondu avec une certaine franchise, et m’a raconté quelque chose d’encore plus caricatural mais qui ne m’a pas étonnée : les journalistes qui étaient les plus bien pensants, ceux qui passent leur temps à nous donner des leçons sur le fait qu’il faut que vraiment chaque élève ait ses chances, et que pour qu’il ait ses chances il faut apprendre autrement et qui sont pour l’accompagnement personnalisé et tout cet espèce de blabla dont on sait bien qu’in fine il s’agit juste d’une démission, eh bien tous ces gens qui récitent le catéchisme dans leurs journaux et dans leurs médias, parmi eux il y en a qui appellent pour du piston. Alors évidemment ça ne nous étonne pas, mais ce n’est quand même pas très décent.( Ruquier : Vous dites même qu’il y a des gens dont c’est quasiment le boulot permanent !) Au bureau du cabinet du ministre, il y a dix-sept personnes qui sont chargées de traiter les interventions. »

En effet, madame Coignard, cela ne nous étonne pas. Il est une caractéristique de l’homme de gauche c’est qu’il se paye de mots. L’apparence qu’il donne est plus importante à ses yeux que ce qu’il sait être réellement. D’ailleurs il est même souvent capable de se tromper lui-même et de croire à ce qu’il se raconte. Le plus étonnant, c’est que certaines contradictions logiques de son discours ne l’arrêteront jamais :

– il ne verra pas que son « humanisme » et son « amour universel pour la terre entière » sont en contradiction avec son rejet, sa haine et son mépris pour les gens de droite, pour ceux qui ne pensent pas comme lui;
– il ne verra pas que son « combat pour la démocratie » est incompatible avec ses appels à interdire des partis politiques qui, eux, en méchants « fascistes » qu’ils sont, n’ont aucunement l’intention de lui interdire la parole à lui;
– il ne verra pas que son appel à la promotion de la « diversité » (pour tous les autres sauf pour lui)  finissent par tuer cette diversité du monde en transformant l’Europe en extension du maghreb au fur et à mesure de l’assassinat de sa culture, de ses valeurs et du métissage de sa population;
– il ne verra pas que l’hymne qu’il chante tous les jours à la « diversité qui enrichit la France » est en contradiction totale avec les centaines de restaurants bourguignons, corses, italiens, bretons (etc…) qui doivent fermer chaque année, remplacés par des centaines de kebabs tous identiques;
– il ne verra d’ailleurs même pas que métissage et diversité sont incompatibles puisque le métissage uniformise, tuant la diversité;
– il ne verra pas que la place grandissante qu’il fait à une culture étrangère pourtant présente déjà sur une vaste portion du globe, dans  une vaste uniformité religieuse, culturelle et coutumière, se fait via le retrait progressif, l’assassinat, de nos cultures locales qui ont pourtant produit à travers les âges des chefs d’oeuvres dont cette autre culture s’est montrée totalement incapable;
– il sera contre la colonisation (dont on doit rappeler qu’elle fut l’oeuvre de la troisième république de gauche pour « porter aux sauvages les lumières de la Civilisation », alors que les conservateurs « égoïstes » n’y voyaient qu’un gouffre financier), mais pour l’immigration et la négation de la nation : ouvrons les frontières, dit-il, dans un élan enthousiaste pour la colonisation de la France;

En réalité, l’homme de gauche se permet ainsi le luxe inouï de se porter soi-même au pinacle de la perfection et des hautes valeurs morales tout en haïssant tous ceux qui ne pensent pas comme lui. Il porte ainsi à un degré de perfection absolue l’hypocrisie en exacerbant en soi les défauts qu’il prétend trouver chez les autres tout en se trouvant dans l’incapacité de s’en rendre compte. Le beurre et l’argent du beurre : qu’il fait bon être de gauche ! Et pendant ce temps là, l’homme de gauche n’est jamais la victime de ses lâchetés : la France, l’Occident, payent sans fin les pots cassés de ses divagations et de ses errements, imposés aux masses intimidées à coups de propagande, de repentance, de mauvaise conscience. Jusqu’au jour où, rattrapé par la réalité, il devra comme les victimes de ses idées se mettre à voter Front National. Mais le mal sera fait.

Non, madame-monsieur de gauche : l’homme de droite n’est pas plus méchant que vous. Il a le même coeur, il est doté des mêmes sentiments que vous. Mais son éducation, ou son expérience, font qu’il est plus proches des réalités et qu’il semble plus à même de les affronter avec… courage !

En attendant, la gauche vit de ces mensonges, créant depuis 1789 au sein du peuple français les divisions nécessaires à son propre discours. Petit-à-petit, de plus en plus de français s’en rendent compte, mais les dégâts sont énormes, et des épreuves atroces nous attendent, dont ne pouvons désormais même plus être sûrs d’en sortir victorieux et vivants. Les civilisations sont mortelles. Nous le savons, mais nous ne l’enseignons plus. D’autres peuples le savent, qui chaque jour usent de nos faiblesses contre nous. Est-il encore temps de renverser la vapeur ?

(1) rappelons qu’à l’occasion d’un sondage effectué auprès des journalistes lors de la présidentielle de 2002, 90% de cette profession avait choisi au premier tour un candidat de gauche.

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Le mignon petit conte qui endoctrine vos enfants

31 mars 2011 1 commentaire

Il y a quelques jours, séduit par les différentes critiques que j’avais pu en lire (voir par exemple cette présentation sur YouTube), et alléché par ses graphismes soignés, je me décidai à acheter pour mon iPad le conte interactif « Gaspard, le loup qui avait peur du loup. »

Tout de suite, la magie opéra : les graphismes étaient splendides et tout mignons, Jean-Pierre Marielle disait le texte avec beaucoup de douceur et de talent, les animations étaient absolument adorables et l’application avait un fini impeccable. Mais soudain, au détour d’une page et d’une manière totalement inattendue, le charme fut rompu d’une manière abrupte. Que s’était-il passé ?

Gaspard est un louveteau abandonné, qu’un couple de ratons laveurs a recueilli et élevé parmi ses propres enfants. Mais Gaspard ne sait pas qu’il est un loup, cet animal redoutable dont ses parents lui ont dit de se méfier. Un jour, aiguillonné par la curiosité, il franchit les limites territoriales imposées par ses parents adoptifs et tombe nez-à-nez avec une joyeuse bande de louveteaux avec qui il va désormais venir régulièrement s’amuser comme un fou. Le voici donc perplexe face aux peurs de ses parents, et la grande explication a alors lieu:

Si les parents pensaient que les loups étaient méchants, c’est juste parce qu’ils sont différents. Suite à cette réalisation, les parents se rendent compte que leur a priori sur les loups est infondé. Et du coup Gaspard pu même emmener sa petite soeur raton laveur Zoé s’amuser avec les loups. Tout finit alors pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Rien ne vous a mis la puce à l’oreille ? Tout vous a paru tout mignon et sans danger ? Aucun message subliminal glissé à votre insu dans les lectures que vous donnez à vos enfants ? Eh bien si : ce petit conte est en fait porteur d’une idéologie politiquement correcte typiquement dans l’air du temps et a pour but d’y conformer insidieusement le jeune esprit tendre et malléable de vos enfants.

On y essaye d’enseigner aux bambins que la peur n’a pas de fondement si ce n’est la différence de l’Autre. L’enfant en déduira sa propre culpabilité à ne pas savoir apprécier l’Autre et commencera son long chemin vers la négation de ses peurs et l’acceptation de l’Autre. A ce sujet, le choix de l’Autre est qui plus est ici particulièrement malheureux, puisque le loup est un animal particulièrement dangereux. Pourquoi donc avoir alors choisi cet exemple de l’autre ? Facile : imaginez le ridicule immédiat du conte si notre petit louveteau avait eu peur des papillons. Voulant donc à tous prix forcer leur morale, les auteurs ont donc forcé l’exemple en choisissant comme « bon Autre » les loups…

Tous les contes traditionnels ont une morale: ils sont chargés de commencer à doter les enfants d’outils de décryptage de la réalité. Celui-ci n’y échappe donc pas, sauf que cette morale est totalement dévoyée, tordue dans le sens de l’air du temps, et au final dangereuse, non seulement parce qu’elle essaye d’orienter idéologiquement votre enfant et le prépare inconsciemment à être un bon électeur dans quelques années, mais aussi tout simplement parce que la peur peut être un réflexe salutaire face à l’inconnu. Car oui, l’inconnu peut être dangereux.

Je me souviens des morales des contes de mon enfance. On pouvait déduire de ces contes des principes tels que: la paresse est une mauvaise chose, il ne faut pas faire de mal aux autres, il faut respecter ses parents, et ainsi de suite. Les contes d’aujourd’hui sont à mille lieues de ces outils de discernement, ils sont des armes politiques. Au lieu de former les enfants ils essayent de les formater selon un moule idéologique précis: celui du politiquement correct.

Or la différence ne fait pas forcément peur : par exemple les petits ratons laveurs n’auraient probablement absolument pas peur des lapins ou des moineaux. En outre, la peur d’un animal dangereux est, elle, salutaire. La peur du danger est salutaire: c’est ce qui permet aux êtres vivants de survivre depuis la nuit de temps. C’est ce qui permet à des espèces, et même à des civilisations, de survivre. La peur est normale, elle est la conséquence de l’expérience et du bon sens, elle est la mère de la prudence, elle est à la base de la survie. Elle est donc essentielle.

C’est en cela que ce conte est fallacieux: il est dans la droite ligne de l’idolâtrie actuelle de la Différence et, pour la sanctifier, a systématiquement recours au développement de la repentance, ici par exemple en criminalisant une peur salutaire : croyez-vous vraiment que des ratons laveurs pourront survivre très longtemps s’ils côtoient des loups ? Non, bien sûr ! Cette fantasmagorie est purement artificielle et au-delà de toute réalité. On vous enseigne donc désormais que votre peur vient de vous, et non de l’autre. Qu’elle est de votre faute et non de celle de l’Autre. On dénie à cette peur une base réelle. On vous culpabilise et on vous ôte des défenses contre la possible duplicité ou dangerosité de l’Autre. Comment, vous avez peur de monsieur à l’air malcommode qui brandit un couteau sous votre nez ? Honte à vous qui ne savez apprécier sa différence. Les crocs de ces loups ne sont là que pour décorer : regardez, en fait ils sont gentils et n’ont pas du tout l’intention de manger la petite soeur de Gaspard !

Comme ces contes ont une valeur éducative, ils enseignent aux enfants, par pure idéologie politiquement correcte, à ignorer leurs peurs instinctives et diminuent donc leurs chances de survie ou, d’une manière plus générale et insidieuse, de simplement pouvoir appréhender correctement la réalité… et dire que la peur des prédateurs est injustifiée n’en est qu’une simple illustration.

Les contes d’antan auraient atténué la méfiance instinctive et exagérée pour l’inconnu en la contournant par l’enseignement aux enfants de ce qu’il faut aimer les infortunés et, par leurs attentions redoublées, les réconforter. Je me souviens de la gentillesse qu’on nous avait appris à prodiguer à l’un de nos condisciples handicapé mental, quand j’étais enfant… mais j’étais dans une école chrétienne… Bref, les contes d’antan auraient développé la gentillesse. Mais ce conte procède à l’inverse: il associe même la différence au danger et à la peur (alors qu’encore une fois on n’a pas forcément peur de ce qui est différent), et en ce sens il est d’ailleurs insultant.

Cela est typique avec cette réponse du père au petit loup, qui lui demande « mais vous dites que les loups sont méchants! ». Le père répond « Parce qu’ils nous font peur. Peut-être parce qu’ils sont différents de nous. » On dénie par là à la peur la possibilité d’être fondée. Au contraire, on culpabilise celui qui la ressent en lui enseignant que sa peur est de sa faute, car il l’a déduite de la simple différence de l’autre… ce qui au passage est mensonger, encore une fois : les lapins sont différents des ratons, et ces derniers n’en ont sans doute pas peur. Imaginez une maman qui laisserait son bambin jouer avec un tigre au prétexte que si elle a peur du gros matou c’est juste parce qu’il est différent ! La réponse qu’aurait du faire le papa raton était: « les loups sont méchants car ils mangent les ratons. » Or cette réponse, la seule bonne, n’est même pas envisagée. Révélateur.

Notre époque est criminelle et des illuminés essayent de nous priver nous, individus, mais aussi nous, groupes (pays, civilisations), de toute chance de survie face à un potentiel ennemi qui ne s’embarrasserait pas de telles idioties (soit au bas mot 90% de la planète). Et on le fait à coups de slogans orwelliens… c’est à dire en renversant la perception de la réalité. Dans 1984 George Orwell forge par exemple les slogans suivants : « La guerre, c’est la paix. » « La liberté, c’est l’esclavage. » « L’ignorance, c’est la force. » On en est là, en France, et dans la majeure partie de l’Occident. (1)

En définitive, le message de ce conte peut se résumer par le syllogisme suivant :
– on a peur de ce qui est différent;
– la peur est quelque chose de mal;
– donc ne pas aimer ce qui est différent est mal. ( = Il faut que la maman laisse son bambin jouer avec le tigre.)

Ce syllogisme pèche bien sûr par ses prémisses, toutes deux fausses : on n’a pas forcément peur de ce qui est différent, et la peur n’est pas forcément quelque chose de mal. Ce qui véritablement est affolant c’est que ce travail d’endoctrinement commence donc désormais dès l’apprentissage de la lecture. Il faut relire 1984.

Non, vraiment, ce conte est pernicieux et porte terriblement la marque de l’air du temps. Les sociologues du futur qui étudieront le politiquement correct y verront un exemple particulièrement illustratif.

Je suis également fâché pour une autre raison : dans une librairie classique, les parents peuvent feuilleter les contes et vérifier qu’ils répondent à leur projet parental et éducatif. Et vu la production idéologique actuelle visant la cible stratégique des jeunes esprits en formation, il y a du boulot. Or, avec l’AppStore, ce n’est plus possible. Certes on peut lire le conte soi-même avant de décider de le montrer à ses enfants, mais on l’a quand même acheté.

(1) A propos de slogans orwelliens et d’exaltation de la Différence, vous avez sans doute vu le nouveau maillot de l’équipe de France de football ? Si esthétiquement il est bien trouvé, on ne peut pas en dire autant du slogan imprimé au dos de l’écusson. Je vous le donne en mille: « nos différences nous rassemblent ». Orwellien, je vous disais.

Catégories :Politiquement correct